The Absence

Imperturbable, The Absence livre avec Pristine, Behind the Mirror ou Trauma, couchés sur ces cinq titres intemporels, une nostalgie à couper au couteau, doublée d'une présence lumineuse - cette retenue particulière, richesse intérieure, qui crève l'écran. MAGIC

Nous ne savions rien de The Absence, nous voila bouleversés par quelques minutes de Pop, aux résonances new-wave, à la sensibilité très anglaise, et aux mélodies lumineuses. VERSUS

Pristine démarre et déjà on se sent une douce folie s'emparer de nous, une voix charismatique et envoûtante , un univers musical qui sonne comme une rencontre entre le meilleur de la pop et du post rock, une production parfaite, The absence marque un grand coup. ALTERNATIFS

Gary Lawrence Soubrier et son comparse Siegfried Chevignon proposent des compositions dignes des plus belles signatures du mythique label Sarah Records. FOUTRAQUE

Chacun à leur manière très différente, les cinq titres réunis ici semblent continuer une histoire que l'on croyait oubliée, disparue avec les héros du rock indépendant, qui pourtant nous hante. POPINGAYS

L'écoute de cette généreuse démo 5 titres nous a perturbé, ces chansons sont d'une habileté singulière."Pristine" draine un souffle épique dans la veine de "Tomorrow" de James, dominé par un chant qui nous transperce de part en part. Des pop-songs tragiques où une guitare Telecaster pourfendeuse s'élance sur des décors synthétiques en 16/9. PINKUSHION

Ce qui n'aurait pu être qu'une banale démo d'un jeune groupe français se pose rapidement telle une véritable révélation. MELODICK

Enfin tout est bon dans ce disque, et c'est si rare dans la grande famille des disques auto produits qu'il faut vraiment le souligner. LIABILITY

Chaque pièce s'assemble comme un puzzle et on regrette d'être déjà à la fin du cd. REAKTIV ZONE

Pop... Le mot a fait son chemin. Il est la clé d'un monde parallèle: quelque chose comme lenégatif d'une photo celle de notre société. Pop art, popmusic, pop culture. En dix ans lephénomène a pris des dimensions quasi universelles, atteignant peu ou prou tous les pays dumonde - sauf la Chine, quelque soit leur système politique. L'adhésion des jeunes fi tousles modes d'expression de cette civilisation underground - souterraine - est enthousiasteet totale. En 1945, à peine démobilisé, l'Américain Gary Davis déchirait son passeport etse proclamait citoyen du monde. Son geste allait lui valoir bien des ennuis. Encore que lesthèmes qu'il développait fussent assez éloignés de ceux de l'underground, quant à la formsinon au fond, ils annoncent, au lendemain même de la dernière guerre, la grandecontestation des années 60.

Si la tentative de Davis échoua, malgré l'accueil chaleureuxqu'elle trouva alors parmi les jeunes qui avaient vécu le .conflit sans avoir été appelés y participer, c'est surtout qu'il lui manquait un détonateur. Quinze ans plus tard, l'abondance de la société de consommation le fournira... à leurs enfants. Et la pop music estprécisément le véhicule explosif qui porte et transmet à des dizaines de millions de garçons et de filles la saga de la beat génération. Car, au-delà d'une musique, c'est biend'une manifestation sociale qu'il s'agit. Jusque-là, même lorsqu'elle exprimait les préoccupations de la vie quotidienne, l'angoisse, l'espérance ou l'amour heureux ou malheureux- la chanson usait d'un vocabulaire néo-romantique riche en clichés soigneusement polis etédulcorés. Pour parle un langage plus rude, la rengaine réaliste avait recours à un argotpittoresque et rassurant. Pourtant tous ceux, musicologues ou sociologues, qui, dès lesannées 20, se sont intéressés au jazz - et surtout à toute approche de la pop music, donthéritage du star system emprunté au cinéma hollywoodien au blues - savent bien que lesNoirs la filiation avec le blues est évidente. Très vite révolu même si, l'~ d'Amériqueemploient une langue complètement étrangère à celle des chanteurs blancs des deux côtés del'Atlantique. Premier rang desquels il faut certes Elisabeth, la croix de chevalier cet égard par les groupes anglais, en 1965, des mains de pas évoquer le rôle catalyseur joué àd'un coup à l'establishment Pareillement, il est impossible de ne confirmant la règle, lesBeatles La misère, la violence et le sexe sont les Beatles et les Rolling Stones. del'Empire britannique. Trois des grands sujets qui inspirent Pour éviter par la suite touteconfusion, méritaient-ils davantage pour blues et worksongs. Parfois la gloire il convientde noter qu'aux Etats-Unis sophistiqué le hard rock des 1 d'un boxeur de couleur suscite unor- rock et pop sont synonymes. C'est assez Liverpool que pour les devis orgueilleux chantde victoire, mais tout dire la variété, tant instrumentale que qu'ils avaient rapportées àjours, quelle que soit l'anecdote, elle vocale, d'une musique dans laquelle the absence sed'Angleterre. Quoiqu'elle ait est narrée sans fard, en termes crus retrouvent et communientles militants profité au Trésor de Sa très et sans équivoque. Du pop way of life. Car letemps des Majesté, l'activité des Stone Ce retour en arrière est indispensable idoles valuaucune médaille. Et l'on touche là aux sources mêmes de la pop music. Jusque-là, en effet,mis à part les Noirs américains, dont elle était le patrimoine propre, la musique populaireoriginelle, fondée sur le beat - jazz, rhythm n blues, ballad - n'avait guère pénétré, sansaltération, que dans les milieux intellectuels ouverts à toute culture authentique, d'ouqu'elle vienne. On e vit bien en Europe, ou, dès le début du siècle, Jean Cocteau, Darius Milhaud, Ernest Ansermet, puis plus tard Hugues Panassié, Robert Goffin et bien d'autres sefirent les champions d'un art nègre ont ils pressentaient la profonde significationsociale.

Tous, qu'ils fussent écrivains ou musiciens, appartenaient à une élite éprise derecherche esthétique. Le phénomène se reproduisit en 1945, ou, ans les caves de Saint-Germain-des-Prés, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Juliette Gréco, Boris Vian consacrèrent l'association objective du jazz et de l'existentialisme. Ainsi récupéré par unecertaine bourgeoisie libérale, le folklore noir, issu pourtant des classes les plus pauvresde la société américaine, allait demeurer jusqu'à la fin des années 50 ignoré de la grandemajorité des jeunes, étrangers au lycée ou à l'université. Soudain, tout changea, Pour unegénération en quête 'de pulsations nouvelles, guitare électrique the absence allait remplacer le" pianodu pauvre ". Le microsillon venait de trouver un immense marché: celui des teenagers, à lafois auditeurs et musiciens, acteurs et spectateurs, consommateurs et producteurs. Partouttes stations de radio donnèrent au rock une ampleur fantastique, balayant frontières etconventions. Métallos, employés, placiers en aspirateurs, pompistes, apprentis mécaniciensou chauffeurs de poids lourds  comme Elvis Presley... -, cette musique est leur musique,et elle a leur âge. Sur l'Ancien Continent, des centaines C'est alors qu'Europe n° 1 lance" Salut Un soir d'avril 1961, un grand garç de groupes forcent les portes des studios- lescopains": deux heures d'antenne un peu gauche fait de fracassants (di os d'enregistrement.Leurs maîtres quotidienne à la gloire du rock, dont buts dans une très sage émissions'appellent aussi Chuck Berry, Fats Domino, Bo Diddley, Eddie Cochran, une chanson deGilbert Bécaud..- le titre est curieusement empruntéi! la Télévision française, présenté...little Richard, Buddy Holly, Bill Haley and his Comets, les Diamonds, les Platters, stop AuGolf Drouot, les rockers font du non- fait appeler Johnny Halliday une ancienne chanteused'opéra.Parmi les formations qui se succès- Cette année-là, aux Etats-Unis, Chut Gene Vincent,Jerry Lee Lewis, Ray dent tous les soirs, les découvreurs de Checker enregistre Let's TwistAgain Charles, voire Paul Anka. Talents du show business, guère plus Ray Charles le célèbreHit the Road Peu importe la couleur de leur peau, âgés que leurs idoles - cela aussi estJack, qui aura de ce côté-ci de l'Atlantique ils chauffent " terrible ", et chacun denouveau -, plébiscitent les Chaussettes que autant de succès que What'd 1 S leurs disques,à peine sorti, grimpe tout noires et les Chats sauvages; les chanson premier " tube". enhaut du hit parade: Diana (Paul Anka de ces deux formations ont choisi Bientôt, avec JamesBrown va SU 1958) sera. Vendu à près de dix millions d'exemplaires!des pseudonymes américains: Dick Rivers et Eddy Mitchell.- la soul music, qui exprime un certain engagementsociopolitique.Américains, de plus en plus nombreux en période de crise.

Il y aura donc festival de jazzde The Absence Newport préface de Woodstock a préférer la rupture et le combat a les " vilains}) Stoneset les " bons" grands rassemblements!c L intégration raciale proposée par le Beatles. Lesjeunes étudiants américains f Blancs. John Lennon, Paul Mc Cartney, George Harrison etRingo Starr donnent a triomphe posthume. Etendu au modèle américain tel que le de BorisVian, le Déserteur, perçoivent les Européens, ce refus va pop music un visage plus avenantque en France pendant toute la guerre I! être assimilé par les jeunes, qui vont celui deMick Jagger. Ils polissent leurs gérie (1954-1962). Issu, quant a il le transposer face ades adultes compare- harmonies et élaborent une savante posture, a la rythmique et au choix'. nant mal que la prospérité matérielle Phonie qui échappe rapidement aux instruments (guitare sèche, suffise pas au bonheur de leurs en- normes du genre pour atteindre parfoisde la folk music, le protest song enfants. Les excès des blousons noirs et a une sonoriténéo-haendélienne.

La la pop music de textes de qualité autres Teddy boys font la " Une)}des voix chaude de Paul McCartney (Yester- Le durcissement des mouvements Il journaux, quimettent volontiers rock da y, Michelle) détaille le couplet avec qui, dès 1964, débordentles panls et violence dans le même sac. Un une tendresse tout a fait étrangère a de la non-violence, consomme une Il peu partout en Europe, les JV (jeunes l'érotisme voyant des méchants rockers. nouvelle rupture. Et, tandis que Jimmy Hendrix: voyous) constitués en bandese livrent Il est plus proche d'un Sinatra ou d'un déchaîne une sauvage orgie vocale desbatailles rangées, armés de chaînes Nat King Col, mais en diffère cependant musicale quirecule chaque fois les Il' de bicyclette. Un climat d'hostilité en- par un humourtypiquement anglais, tes de l'agressivité sonore, l'angélisme: vers les jeune~, désormaisconsidérés alors que celui des Stones demeure des hippies, qui gagne en quelques l1i commeun groupe social distinct, se cynique et délibérément provocant. L'ex- des centaines demilliers d'adeptes, développe selon des schémas analogues pression corporelle démarque plusvisai- sacre le triomphe des Beatles dès a ceux qui sous-tendent le racisme. encore les unsdes autres. première tournée sur le Nouveau C'est dans ce contexte que va se pro- Alors queles Stones imposent physiquement. Rompant avec la chanson a dire, en 1963, un événement décisif: leur manière de chanter, de, quelle qu'en soit l'excellente tel l'extraordinairesuccès des Rolling Stones- jouer et de vivre, les Beatles les propos- harmonique, le groupe anglais a su d', nes et des Beatles. Sur le plan public- sent et entreprennent de le justifier miler avec discernement certaines taire, c'est une aubaine. Non seulement en lesfondant sur une attitude métaphyse- données de la musique contemporaine :les disques des deux groupes battent musique dont ils trouveront les motivations recueillies auprès de maîtres aussi tous les records de vente, mais ils- auprès des gurus hindous. Cette recherches- contestables que l'Italien Luciano Berio parfaitement le manichéisme au idéologique se manifeste par une installé de longue date aux Etats-Unis quel l'opinion publique cède facilement singularité vestimentaire également e- C'est l'époque ou, issu d'une chanson,; empruntée a l'Inde. La pratique du haschisch, dont le r61e de trompe la faim a été mis en évidence par les ethno sociologues spécialistes des problèmes du tiers-monde, favorise aussi les transes mystiques des mages de l'Orient. Dans le même temps, aux Etats-Unis, la crise cubaine (qui atteint son paroxysme en automne 1962 avec l'affaire des fusées sovié tiques), l'accroissement rapide de l'engagement militaire au Vietnam et l'aggravation de la tension raciale the absence engendrent une vague de contestation que traduit assez bien le réper toire de Joan Baez, Peter Paul and Mary et Bob Dylan.

L'évolution du célèbre Organisme est plus ou moins atteint, tant sur le plan psychique que physiologique.Laboratoire du Centre national de la recherche scientifique, dirigé par le professeur Gaveau, se livre à Marseille à des recherches très poussées sur les effets du son sur notre organisme. Par exemple il est constaté qu'un son de 7 périodes par seconde (infrason) inaudible a l'oreille humaine (les chiens s'enfuient en hurlant) provoque d'incoiltr6lablesmalaises. Le professeur Gavreau lui-même écoutant un sifflet émettant à une assez forte intensité un son de 196 périodes a été malade durant plusieurs heures. N'oublions pas qu'un orgue, une guitare GU une contrebasse électriques produisent des sons audibles, Inspirée a John Lennon par la lecture trente-six pistes d'une batterie de ma- mais des'l'Expérience psychédélique de Leray, magnétophones, et un seul de ses disques infrasons de basse fréquence et des Yellow Submarine devient un film. Exige cinq mois de travail. Montages, harmoniques sous forme d'ultrasons de La pop music est désormais une télé- mixages, collages sonores, ont été port- très haute fréquence. Et comme les vibration, une fête des sens et de l'esprit tés a un haut degré de perfection. groupes pop se servent d'instruments intimement conjugués; immense et délit- Les cachets de certaines vedettes, l'ex- en général couplés a des amplificateurs rente communion ou finalement se re- extravagance the absence délibérée de leur comporte- qui projettent par le canal de deux haut trouventsans distinction de race ou de semant sur scène et dans la vie, ne parleurs une puissance d'au moins 200nationalité les Cream, les Ten Years After- pouvaient manquer d'être exploit és son- watts, parfois de plus de 500, le résultat ter, les Who, les Kinks, les Deep Purple, commercialement, voire pop- sonore est insoutenable. Les Doors, Aretha Franklin, Led Zeppelin, politiquement, par la société de consomme- C'est la guitare qui est l'instrument le James Brown, Wilson Pickett, Ike et consommation comme par l'underground. Plus transformé par la révolution électroacoustique Tina Turner, Blood Sweat and Tears, Sous quelque angle qu'on l'examine, nique. Les cordes, attaquées a l'aide Chicago Transit Authority, Otis Redding, que l'on s'efforce ici de le récupérer, Joe Cocker, Alice Cooper, David Bowie, la de le combattre ouvertement ou Roxy Music, Frank Zappa et ses Mothers destinent, la pop music témoignera of Invention, Pink Floyd, Jefferson Airplane. Dernier d'un moment de l'histoire d'une Grateful Dead, Soft Machine...civilisation: la notre. Enum ération incomplète, mais qui hindi- D'ailleurs, par l'utilisation qu'elle a fait que assez la générosité et la diversité de la technique, la pop music se tourne un rouvrantthe absence qui submerge l'Amérique délibérément vers l'avenir et participe puis l'Europe, occupant les antennes des très largement a la naissance d'une stations de radio, les pelouses des camp- nouvelle sensibilité. Nos oreilles occiputs et jusqu'aux austères amphithéâtres dentales s'habituent petit a petit a cesse la Sorbonne, en mai 1968.sonorités exacerbées. Un bruit ou uni désordonné que puisse paraître le son musical peuvent laisser totalement spectacle tel que le film (Woodstock, indifférent s'ils sont perçus a un faible 200 Motels) nous le restitue, la musique niveau sonore. Mais s'ils sont érudits est un produit particulière- une puis .lance très élevée, ce mêlent complexe. Technique doit être bruit ou ; ') même son musical peuvent Ans fallu!e' Zia, par enregistrer sur les provoqué de véritables crises nerveusesd'un médiator, produisent des sons repris par microphone et amplifiés par une chaîne pré amplifiée, avant d'être émis par un ou plusieurs haut-parleurs.

Le microphone est fixé à la table de l'instrument, sous les cordes, et capte à la fois les vibrations des cordes et de la table. Comme il s'agit de micros à ruban " répondant" seulement dans deux directions opposées, le rôle joué par les vibrations de l'air contenu dans le corps de la guitare est faible. Donc, les caisses de ces instruments sont très plates. Un potentiomètre permet de faire varier l'importance du niveau sonore. On peut aussi entre le préampli et l'ampli, commuter des filtres qui coupent les harmoniques pour ne garder que l'attaque des cordes ou bien ajouter de la distorsion. Certains amplificateurs perfectionnés sont munis d'une chambre d'écho. Jouer d'une guitare ainsi équipée peut donner l'impression d'utiliser une véritable " cuisine sonore ", à ce point que l'expression " mettre toute la sauce ", empruntée au vocabulaire des pilotes de courses, est tombée dans le langage courant des musiciens lorsqu'ils se servent de leur matériel au maximum de sa puissance et en multi pliant tous les " effets " possibles. Le matériel de sonorisation courant d'un groupe revient, au minimum, à 50 000 francs. L'importance considérable de ces frais place lmusicien pop en désaccord complet avec son idéologie, et l'emporte, qu'il le veuille ou non, dans le tourbillon économique. Les Pink Floyd, dont le matériel vaut la coquette somme de 300 000 francs, agressent non seulement l'oreille, mais l'oeil. En représentation, ils sont accompagnés d'un projectionniste qui fait baigner la scène dans une ambiance hallucinante à l'aide d'une batterie de projecteurs spéciaux de couleurs crues. Les lumiè res violentes, éclatant autour des musiciens, attaquent les yeux, tandis que les oreilles sont sursaturées de d'une ligne mélodique traditionnelle et large éventail de tendances opposées; stridences impitoyables. En public, dans classique. En perpétuelle mutation, elle digère e ce climat bizarre et provocant, un mort-

C'est le Light Show, un des spectacles r égurgite les éléments les plus divers seau comme Interstellar Overdrive peut les plus extraordinaires qui soient. Il et engendre toutes sortes de contradictions hallucinogènes durer plus d'une heure .se donne souvent au Fillmore Audio- tirons. Elle peut véhiculer n'importe qu A San Francisco, on utilise aussi, d'une ri, immense salle vieillotte et rococo. Message sous n'importe quel aspect façon moins sophistiquée, 'des projet- Ici chacun des trois mille participants musical. Qui éblouissent les se met à danser comme il l'entend dans En principe le pop devrait rester parai rétines. Des foules de hippies -bagues une totale liberté d'expression corpo- le et en marge du show business à tous les doigts, fleurs dans les chez- relie, tandis qu'un groupe de garçons Il devrait se soustraire aux circuit veux - s'entassent dans de gisantes- et de filles habillés en indiens Cheyenne- commerciaux pour atteindre sans inter quels hangars pour communier avec bune nés ou Séminoles écoutent le concert média ire et sans obstacle financier la musique bsauvage, l'Acid rock, ou les trou- religieusement, comme perdus dans un mense public qu'ildésire orienter versages électroniques décomposent et dé- rêve intérieur. Des objectif~ non conformistes et révolu industrielle) t tout ce qui' pourrait subsister En réalité, la popmusic couvre un très typographies. Il lui faudrait donc éviter. Tomber entre les griffes de ces affairistes capitalistes que sont les éditeurs phonographiques et les organisateurs de festivals. Mais précisément, il ne peut se, passer de ces gens. Pou r vivre et survivre, une formation pop doit nécessairement entrer dans la ronde des tournées cachets enregistrement. Et la pop music, que l'on aimerait voir toute pure et désintéressée, fait l'objet d'un trafic intense et insensé. Mais elle reste une tentative extrêmement féconde, traduisant sous des formes inédites et évolutives la fuite des jours et le mouvement perpétuel de la vie. tomber entre les griffes de ces affairistes capitalistesque sont les éditeurs phonographiques et les organisateurs de festivals. Mais précisément, il ne peut se, passer de ces gens Pou r vivre et survivre, une formation pop doit nécessairement entrer dans la ronde des tournées cachets enregistrements. Et la pop music, que l'on aimerait voir toute pure et désintéressée, fait l'objet d'un trafic intense et insensé. Mais elle reste une tentative extrêmement féconde, traduisant sous des formes inédites et évolutives la fuite des jours et le mouvement perpétuel de la vie. the absence We spent most of our teenage years in a bleak town called Nevers in the middle of France , where we both landed; Sieg came from Paris and I arrived from small city in England . Neverland as we like to call it was and still is, I assume, one of these numerous forsaken places where nobody wants to stop and where people quickly get cemented by boredom. We started our first band in the late 1990's and did a few festivals with bands we admired such as Baby Chaos or Girls against Boys .
However a few years later we both left Neverland and went in different directions, spending a couple of years drifting from one town to another The Absence project was born in the hot summer of 2003 in Lyon .


We furiously started writing and recording songs without thinking about how they should sound just letting the ideas drip from ourselves Homeboy. C'est peut-être que, comme ils l'avouent eux-mêmes, "chacun atterrit la-bas un peu par hasard". C'est peut-être parce que de Nevers à Neverland, l'horizon toujours se dérobe et le cadre reste d'une transparence neutre. En revanche, ce qui existe à l'intérieur de ce cadre, vivant et vibrant, semble se nourrir d'une force interne, apparue sur la pelloche, concentrée par la passivité du décor. Des années après Nevers, quand ils se sont à nouveaux croisées à Lyon, Gary Lawrence Soubrier et Siegfried Chevignon ont choisi de nommer leur duo The Absence. La voix de Gary, troublante, résonne dans cette irrationnelle distance, dominant les accompagnements luxueux, les mélodies caressantes et inspirées, le déluge des guitares reverb - tout le talent d'une pop à l'accent délibérement 90's. L'espace de quelques secondes, on a d'ailleurs cru voir surgir, du coin de l'oeil, le spectre d'Adorable et de son Homeboy (1992). Impertubable livre avec Pristine, Behind the Mirror ou Trauma, couchés sur ces cinq titres intemporels, une nostalgie à couper au couteau, doublée d'une présence lumineuse - cette retenue particulière, richesse intérieure, qui crève l'écran. Pop New Wave. Il suffit parfois d'une démo cinq titres arrivée au hasard .Et soudain tout s'éclaire. Nous ne savions rien de The Absence, nous voila bouleverses par quelques minutes de PoP, aux résonances new-wave, à la sensibilité très anglaise, et aux mélodies lumineuses. " Gary et moi (Siegfried) nous nous connaissons depuis 12 ans et avons fait nos armes ensemble dans différents groupes rock de la scène neversoise.

II y a un an, nous nous sommes retrouves et avons lancé le projet The Absence à Lyon, en duo. Le principe fondateur est simple : faire de bons morceaux courts et simples, en écartant toute forme de conceptualisation musicale. Je crois que l'on compose d'abord pour l'imaginaire et non pour une quelconque réflexion. L'impression est que c'est un peu décousu mais bon, on se ballade juste dons un univers pop qui nous est commun avec beaucoup de désinvolture. " Entre Echo And The Bunnymen, House of love et The StillS, un groupe avec lequel il va falloir compter. Les quelques premières secondes d'une écoute qui aurait pu être furtive interpellent. Tout à coup, on s'assoit, on augmente le volume. On reste à la fois dubitatif, contemplatif puis admiratif. Ce qui n'aurait pu être qu'une banale démo d'un jeune groupe français se pose rapidement telle une véritable révélation. Il fallait en savoir plus. The Absence est la rencontre d'un parisien et d'un anglais (ceci explique cela), tous deux exilés à Nevers. Une ville qu'ils se plaisent à appeler " Neverland ". L'ennui, une passion commune pour le rock indé, et des groupes tels que Girls Against Boys et Baby Chaos, avec lesquels ils partagent l'affiche dans une vie antérieure, les poussent à se lancer dans l'aventure d'un groupe. L'histoire (presque) ordinaire de toute formation indie-rock sur cette terre. A ceci près que The Absence brille de talent, et a beaucoup de choses à dire. La sobriété d'une pochette, somme toute arty, sert ici à merveille la beauté onirique d'une pop qui rappellera autant The Stills qu'Echo And The Bunnymen, Grandaddy que Pedro The Lion. Et tant d'autres encore. Avec en plus l'évidence de refrains qui accrochent d'entrée de jeu (" Trauma "), la sensibilité de jeunes gens perdus dans la contemplation (" Pristine "), la capacité à tisser de vraies ambiances (" Behind The Mirror "). Difficile d'imaginer que The Absence reste plus longtemps une inconnue du paysage rock français. Car il y a dans ce groupe un potentiel qui mettrait à mal nombre de formations actuelles. Pas toujours le temps d'écouter en profondeur tous les disques auto produits que je reçois. The Abscence a donc traîné sur mon bureau quelques semaines avant d'être écouté, et là chose rare. Le son m'a scotché sans rien dire à mon bureau, seul, empli de cette jolie musique qui m'a transporté dans un autre monde. Tout d'abord, le son et la production parfaite m'ont de suite accroché, et les premiers accords me paraissaient déjà familiers à la première écoute. Puis la voix est arrivée, je me suis dit qu'il y avait peut être une "erreur" sur ce disque...et même pas. Si cette voix m'a déstabilisé pendant mon écoute, cela a duré au maximum 10 secondes. "Pristine" est un titre magnifique, électronique, organique, électrique qui doit se faire connaître. Le duo de Nevers ne peut pas passer inaperçu. " Fade out ", plein de mélancolie donne moins de frissons que " Pristine " (la claque d'entrée) mais est tout de même très réussi. Ensuite " Behind the mirror " nous rappelle que les deux hommes sont vraiment capables du meilleur. Les guitares sont fragiles, les batteries pas trop présentes... enfin tout est bon dans ce disque, et c'est si rare dans la grande famille des disques auto produits qu'il faut vraiment le souligner. Alors un grand bravo The Abscence, que l'on va essayer de contacter de suite.
Gary Lawrence Soubrier Notre rencontre date de l'adolescence passée dans une petite bourgade du centre de la France, appelons la Nevers pour la circonstance. Chacun atterrit là un peu par hasard, moi "descendant" de Paris, Gary d'Angleterre.
Ces villes de province (bleak comme Gary les décrit justement) sont, dans leur sommeil, d'énergiques pépinières musicales, citons, à Nevers, les Shredded Ermine's, les Tambours du Bronx ou plus récemment Polagirl et bien entendu le festival de Nevers à Vif. Nous commençons à jouer ensemble durant les années 90, quelques concerts et puis l'ouverture de groupes que nous admirions: Baby Chaos et Girls against Boys .
Nos chemins divergent quelques temps et nous nous retrouvons autour d'un nouveau projet musical à Lyon durant l'été 2003. Le nom The Absence viendra plus tard mais les principes de bases étaient posés.
Des morceaux courts, simples, une promenade dans nos univers pop respectifs. Une synthèse digérée de notre culture auditive autant musicale, cinématographique que littéraire. Nous privilégions la sensation et l'image plus que le discours.
Les morceaux sont composés rapidement, nous décidons tout aussi promptement vers quelle sonorité, quelle ambiance nous nous dirigeons.
Evidemment, le résultat est toujours une surprise mais rarement éloigné de nos premières intentions.
The Absence c'est surtout la culture du single, du titre. Chaque morceau raconte une histoire, sa propre histoire.
Nous sommes un groupe anglophone par choix, le chant est traité comme un instrument, à cette différence que celui-ci sera privilégié dans le mixage.
The Absence c'est une maison où les morceaux sont les différentes pièces, la voix de Gary vous invite à les traverser. Alors bienvenue et bonne visite.
Siegfried Pop04:45 pristine
02:51 fade out
05:03 behind the mirror
02:28 window town
03:40 trauma
All music& lyrics © 2004 the absence/Soubrier/Chevignon
All rights for the absence
Produced by Gary Lawrence Soubrier& Siegfried Chevignon
Thanks to Ba Dat N'guyen for the bass line on Trauma and Window Town
Photography by Charlotte Marcodini contact& information : contact@theabsence.net